Vendredi 14 septembre 2007, à marquer d'une croix rouge... mes premières courses hippiques... en vrai 1.Prix de Graselin (plat)
2.Prix de Casson (plat)
3.Prix Anne de Bretagne (attelé 3000 mètres)
4.Prix de la Turballe (steeple chasse)
5.Grand prix médailles jeunesses et sport (attelé 3025 mètres)
6.Prix des conscrits (haies)
7.Prix Jules Vernes (attelé 3025 mètres)
8.Prix Oteuil SF (haies)
9.Prix Jules vernes groupe B (attelé 3025 mètres)
J'ai tout vu... de 14h jusqu'a 21h45... j'ai tout vu... La photographe a prit quelques photos... en argentique pour mieux figer l'instant. Vivement le vrai appareil photo, celui qui a un vrai zoom, celui qui arrange la lumière, celui qui ne me quittera plus beaucoup... argentique ou numérique ? Hésitations encore... Peut être les deux ! Je suis gourmande, ne l'oublions pas...
Les courses sont à vous couper le souffle parce que ce ne sont pas des chevaux, ce sont des lions... des bêtes toutes en muscles, en hauteur, en souplesse, en beauté, en vitesse, en puissance... Juste au regard d'un de ces étalons je me sentais écrasé sous le
respect qu'il réclame.
Quand la fillette les a eu en face d'elle, les mots ne sont pas sortis juste un regard pétillant, un large sourire, et en un souffle « wahou »... Un entraineur s'est retourné lui a sourit, un sourire fier, c'était surement sa bête.
Les gradins sont occupés par des gens simplement emerveillés, par ce spectacle juste somptueux... La plus part murmure à voix basse un nom, celui de leur favori, mais pas trop fort c'est peut être un éventuel « tuyau ». Le départ du 3000 mètres vient d'être lancé, les grilles de départ s'ouvrent laissant fuser une quizaine de chevaux crinières et queues flottant, les jockeys se cramponnent, jambes tendues, en équilibre sur leur dos... Le souffle tendu des chevaux est perceptible jusqu'aux tribunes ils sont pourtant loins... La tribune dégagent un sentiment angoissé... C'est une course. Lorsqu'ils arrivent dans le dernier tournant pour entammer à une vitesse avoisinant les 60/70 km/h, le sol tremble, la tribune se léve en un seul mouvement, un bon nombre est assis sur les barrières juste devant, les doigts des spectateurs s'écartent ils laissent filer les renes pour un ultime effort... leurs épaules se courbent, ils se penchent un peu plus, leurs jambes souples s'accordent sur celles du jockeys, les talons sont descendus, les mollets tendus pour mieux amortir, des mouvements de poignets accompagnent l'encolure écumante des chevaux... Nous ne sommes pourtant que spectateurs mais nous avons tous eu les même réfléxes... Claquement de langue, « allez Lola Du Virot », les encouragements... Les cravaches raisonnent dans cette masse en folie, le siffle du vent est puissant... Dans 25 mètres, les tribunes seront fixées.
Le poteau est passé, le jockey léve le poing, de l'autre main il flatte l'épaule de sa monture, les parieurs laissent ouvrir leur joie, ils se félicitent : « belle course l'ami, une belle revanche », les autres, la mine renfrognée, prennent entre leurs mains moitent, d'avoir autant soutenus leur favori, leur tête se secouant... d'un air de « J'ai encore perdu », « et vous mademoiselle, votre intuition féminine a t'elle été fructueuse ? »
Les lads balancent un couvre rein chaud sur le dos des montures, ils fxent sur le mors une longe aux couleurs des casaques, les jockeys félicitent leurs chevaux, encore et encore, les entraineurs lancent un regard bonifiant sur leur cavalier, bien souvent leur fils, les proporiétaires vont voir l'argent qu'ils ont remportés... Une douche bien fraiche pour détendre chaque membres un peu plus endoloris que l'autre, le cheval si exité du débout de course semble tout frêle à la fin de course... Un baiser est déposé sur le nez du cheval, un genre de « merci ». Sur la piste un tracteur traine des obstacles, la prochaine course a lieu dans cinq minutes, pas le temps de trainer... Le décor des champs de courses se changent aussi vite que ceux du théâtre... Au loin, sous des arbres aux couleurs d'automne, marchant sur le tapis craquant de ces douces feuilles, un papy vouté au beret, tiens dans sa main droite vieillit une longe à laquelle est relié un fier étalon pourtant calme, ils se respectent... Un vrai photographe aurait eu suffisament de pellicule pour cette ultime photo... Derrière moi « clic clac » je ne l'ai pas eu, mais lui « le vrai photographe » l'a eu... « Que recherchez vous dans la photographie mademoiselle ? » « La sérénité d'un 'instant qui me plait ». Il esquisse un sourire, « à bientôt mademoiselle »... Je suis photographe et aussi bizarre que cela puisse parraitre, les plus belles images sont encrées dans ma tête, parce que sur papier elles ne seraient pas aussi belles...
Je suis photographe et il se peut que toutes les photos que j'ai pu prendre vendredi soient ratées...
"Tu sais Mamie, vendredi je suis allez à l'hippodrome !!"
"Oulala toi tu vas pas faire que bosser cet année, pas possible.... Tu y est aller avec quelqu'un que tu connais ?"
"Oui, je la connais très bien et toi aussi !"
[réfléxion]
"Bin non ma Thidou je vois pas qui c'est..."
"J'ai emmené Souricette"
[petit rire, un peu géné... genre il ne faut pas se moquer]
"tu, tu avais emmené la pauvre Souricette ?!?"
[éclats de rire des grands parents, à gorge déployée... tout les deux... je suis sure qu'ils en rigolent encore !]
Vendredi soir, j'ai eu l'immense honneur de me retrouver à discuter avec un étalon pur sang arabe noir comme l'ébène...Bon Dieu qu'il était beau...
phoOotoOo : Biku fier de sa grimace, tout comme Thidou est fiere de cette photo ! Photo ammené à être modifiée...